07 mai 2010
Sharleen Spiteri : «J'adore les femmes!»
Par Margaux Guignard, tetu.com
INTERVIEW. La jolie brune du groupe Texas vient de sortir sont deuxième album solo: «The Movie Songbook» et annonce le retour de Texas pour bientôt. Fan de cinéma, elle s'offre un petit plaisir en reprenant des musiques de films célèbres. TÊTUE a eu l'immense bonheur de la rencontrer...
TÊTUE:Votre
album vient de sortir, comment vous sentez-vous?
Sharleen
Spiteri: Je suis très surprise parce que... je ne m'attendais
pas à ce que ça plaise. J'ai vraiment fait cet album parce que j'en
avais très envie, et pour être honnête je ne pensais pas que les gens
aimeraient, donc c'est cool.
Pourquoi avez-vous choisi de faire des reprises de grandes
chansons du cinéma?
J'adorais chanter les musiques de Saturday
Night Fever et de Godfather, elles me restaient dans la
tête. Du coup, je me suis dit que ça serait marrant de faire un album en
reprenant ces chansons, et qu'en plus, ça ne prendrait pas trop de
temps. J'ai enregistré l'album en huit jours, j'avais vraiment très
envie de le faire.
Quel est votre rapport au cinéma?
Quand j'étais
enfant, c'était mon échappatoire. Ça m'inspire pour rêver, pour
raconter des histoires, pour partager des émotions et des sentiments...
J'adore regarder un film, écouter sa musique et que ça me fasse voyager,
me transporte, c'est une passion!
Vous pourriez citer une musique de film qui vous a
particulièrement touché?
Oui, La musique du film Look at
you et aussi celle de Pat Garett et Billy the kid.
Avec The Movie Songbook vous visez un public
différent de celui de Texas?
Je pense que ça appelle un
autre public, mais ce n'est pas ce à quoi je pense quand j'enregistre.
Dans cet album il y a de la disco, du jazz de la country, de la pop, du
folk, plein de style différents. J'ai juste chanté des chansons que
j'aimais et qui représentaient quelque chose pour moi.
Tous ces titres sont très sensuels et sexy, vous aimez en
jouer?
C'est bizarre parce que je ne me définis pas comme
quelqu'un de sexy. Je ne suis pas le genre de personne qui entre
facilement dans un rapport de séduction, je ne vois pas ça chez moi!
Peut-être que quand je chante je suis emportée par ma vraie passion, et
qu'un côté sensuel de moi ressort, mais ce n'est pas volontaire. Je
dirai même que je n'ai pas la même notion du sexy que beaucoup de gens.
Il arrive souvent que, face à unE photo de moi, je dise «oh mon dieu tu
trouves ça vraiment sexy?» Ce que je préfère, c'est une photo en
sweat-shirt où on ne voit rien d'autre que mes yeux. J'aime le mystère,
ça c'est sexy! C'est peut être pour ça qu'on me trouve sensuelle mais je
n'essaye vraiment pas de l'être. (rires)
Est-ce le genre de chansons que vous aimeriez écouter en
faisant l'amour?
Mon dieu non! Je n' «écoute» pas de la
musique, je ne sais pas comment vous dire... La musique est en moi, je
n'écoute pas, j'entends de la musique en permanence. Il ne m'arrive
jamais de penser «waouw celle là, est top pour faire l'amour!». Ça me
rapelle une conversation que j'ai surprise un jour. Un mec racontait sa
nuit à ses amis et parlait d'une musique, en disant qu'elle était
géniale pour le sex. Je me suis dit que c'était un abruti qui pensait
être sexy, alors que c'était un looser. Pour moi, les gens qui pensent à
une chanson particulière pour avoir une relation sexuelle, sont des
gens qui ne pensent qu'à eux, à leur rapport à cette musique, et pas à
leur partenaire. Comme si cette musique leur donnait des ailes, «waouw
je suis le coup du siècle», c'est de la connerie!
La majorité de vos fans sont des lesbiennes, qu'est ce que ça
vous fait?
J'en suis très fière. Etre appréciée par une
autre femme, qu'elle soit homo ou non, c'est le meilleur des compliment.
J'adore être une femme, mais merde, un
petit garçon rêve d'être cow-boy ou pilote, alors que les filles veulent
toutes être infirmières ou comme leur maman, c'est tellement chiant!
Vous avez déjà été draguée par une femme?
Des
centaines de fois! Mes meilleures amies sont lesbiennes alors j'en
côtoie beaucoup. Mais vous savez, je ne me préocupe pas de l'orientation
sexuelle des gens, je m'intéresse seulement à qui ils sont, à leur
façon d'être. J'adore les femmes, je n'ai jamais eu de sentiments
amoureux pour elles, mais j'adore être entourée par des femmes.
J'ai lu dans Diva magazine que vous regrettiez presque
de n'avoir jamais eu de relation homosexuelle, c'est vrai?
Je
n'ai jamais dit une telle chose de ma vie! D'abord je n'ai jamais
regretté d'avoir ou ne pas avoir de relations avec qui que ce soit. Et
puis je ne couche pas pour coucher! Quand je donne mon corps et mon
«âme» à quelqu'un, c'est une personne avec qui je serai connectée pour
toujours. Bien sûr ça ne marche pas toujours comme ça, je le sais bien,
mais mes relations ont toujours duré longtemps, ce n'était pas des
histoires de cul.
Avez-vous finalement regardé l'épisode de The L Word
dans lequel passait la chanson Don't keep me waiting ?
Oui
bien sûr. J'adore Shane, son look, et sa coupe de cheveux me rappelle
quelqu'un! (rires)
Pourquoi vous cultivez ce look androgyne?
Je suis
comme ça depuis toute petite. Quand j'étais enfant je voulais être un
garçon, je préfère les trucs de garçons de manière générale. J'adore
être une femme, mais merde, un petit garçon rêve d'être cow-boy ou
pilote, alors que les filles veulent toutes être infirmières ou comme
leur maman, c'est tellement chiant! Je n'ai jamais aimé les poupées...
Mais toutes les filles ne jouent pas à la poupée!
Je
sais, mais de manière générale c'est ce qu'on attend d'une fille, sinon
on dit que c'est un garçon manqué!
Ma fille qui a sept ans adore
jouer avec une petite voiture, l'autre jour elle est rentrée de l'école
et toutes ses camarades s'étaient moquées d'elle à cause de ça. Elle ne
comprenait pas, pour elle c'est un jeu comme un autre, les femmes
conduisent bien des voitures! Je lui ai dit: «Tu vas vraiment te
soucier de ce que les autres pensent? Tu veux ressembler à toutes les
autres petites filles? Si tu aimes jouer avec cette voiture, il va
falloir que tu choisisses entre ce que tu aimes faire, et ce que les
autres te disent de faire.»
Ça veut dire que si un jour
votre fille vous annonce qu'elle est lesbienne ça ne vous posera aucun
problème?
Je n'en ai rien à faire, tant qu'elle est
heureuse! Que ce soit une fille ou un garçon, je vérifierais simplement
que ce n'est pas une mauvaise personne. Je veux juste la protéger, comme
mes parents ont pu le faire. C'est marrant car ma mère, comme je
n'avais jamais de petit ami, s'est demandée si j'étais lesbienne. Un
jour elle a osé me poser la question, et comme j'aime provoquer, j'en ai
joué un petit peu! (Rires)
Vous avez annoncé il y a quelques semaines le come back de
Texas, vous en êtes où?
Tout ce que je peux dire pour le
moment c'est qu'on y travaille! J'espère que ce sera pour l'an prochain.
On en a très envie, mais nous n'avons pas de dead line, on verra
combien de temps ça nous prend!
A quoi doit-on s'attendre si le groupe se réforme?
J'espère
juste que ce sera bien! Quand on prépare un album, on ne sait jamais à
l'avance comment il sera à la fin.
Est-ce-qu'il y a un artiste que vous aimez particulièrement
écouter en ce moment?
J'adore l'album de Plan B, c'est un
mix de soul, d'air pop et de rap, et l'artiste a une très belle voix.
J'aime aussi beaucoup le groupe XX, ils sont très bons.
The Movie Songbook, de
Sharleen Spiteri (Mercury - Universal). Dans les bacs.
Liste
des titres interprétés:
Xanadu
If I Can’t Have You
God Bless The Child
Between
The Bars
The Sound Of Silence
What’s New Pussycat?
The
Windmills Of Your Mind
Take Me With You
Cat People (Putting Out
Fire)
Many Rivers To Cross
O’ Pretty Woman
This One’s From The
Heart
Take My Breath Away
Photos: M.G. (TÊTUE)
14 février 2010
Amélie Mauresmo «Je me suis posée, je passe du bon temps»
Par Myrtille Rambion, tetu.com
INTERVIEW. Mercredi 10 février, Amélie Mauresmo est revenue à Coubertin. Pas pour son come-back de joueuse, mais pour faire en bonne et due forme ses adieux à un public qui lui a tant donné, celui de l'Open GDF Suez. L'occasion également de nous entretenir avec elle. Alors, la retraite, c'est comment?
Un
film projeté sur l'écran géant du stade Pierre-de-Coubertin pour
retracer les plus grands moments de sa carrière. Des discours très
touchants de ses pairs (« Aujourd'hui, je me sens triste. En tant que
joueuse et en tant que femme, Amélie Mauresmo restera toujours dans ma
mémoire et je doute qu'une autre la remplace», a notamment dit, très
émue et dans un français impeccable, la Russe Elena Dementieva). La
déclaration d'amour de son ami l'humoriste Michel Boujenah («Tes
espoirs, c'étaient nos espoirs; tes désespoirs c'étaient nos désespoirs
à nous aussi. Pour tous ceux qui sont là et un peu pour moi,
égoïstement, je te dis du fond du cœur merci, merci beaucoup.»)
Puis Françoise, sa maman qui préfère habituellement l'ombre à la lumière, qui la prend dans ses bras et lui offre un gros bouquet de fleurs dans une effusion de larmes, avant les amis, ceux de l'entourage professionnel mais aussi du cercle plus privé. Et enfin, ce public de l'Open GDF Suez qui lui a tout donné et qui a tant contribué à ces trois titres conquis à Paris. Ce mercredi 10 février, Coubertin était en fête pour dire adieu en bonne et due forme à l'immense championne Amélie Mauresmo. À l'issue de la cérémonie, c'est une jeune retraitée de 30 ans très détendue et nullement titillée par l'envie de reprendre la raquette qui s'est prêtée au jeu des questions-réponses. TÊTUE y était.
TÊTUE: Cette cérémonie a-t-elle été réussie?
Amélie Mauresmo:
Oui, oui (sourire). Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. C'était
sympa d'abord de voir toutes les filles qui étaient restées alors que,
pour la plupart, elles avaient des matches le lendemain. Et puis j'ai
été très touchée par le discours d'Elena (Dementieva) et par celui de
Francesca (Schiavone) parce que bien évidemment c'est important de bien
jouer au tennis, de toujours faire du mieux possible, mais j'ai
toujours eu envie aussi de partager des choses avec les unes, les
autres, avec un groupe, et apparemment, cela a été le cas. Et puis
derrière, Michel (Boujenah), la famille, les amis qui viennent... Ils
ont fait partie de l'aventure complètement et j'espère leur avoir
apporté autant qu'ils m'ont apporté.
En quoi une telle cérémonie était-elle importante pour vous, alors que vous avez annoncé votre retraite le 3 décembre?
Au
départ, c'est une initiative du tournoi. Mais c'est vrai que j'ai une
telle histoire ici à Coubertin qu'évidemment j'ai tout de suite dit:
ben oui, je serai présente s'il y a quoi que ce soit (sourire). Cet
hommage était plutôt émouvant et puis c'était aussi l'occasion de
remercier le public une dernière fois pour cet engouement, cet amour,
ce soutien, ces émotions partagées au-delà des victoires. C'est vrai
que j'ai gagné trois fois ce tournoi mais il y a eu tellement d'autres
moments extraordinaires dans ce stade. Que ce soit lors de l'entrée sur
le court ou même au milieu des matches, c'était incroyable! Tout d'un
coup, tout le monde se levait, ça hurlait... J'avais des frissons
(sourire). Ce sont quand même de grands souvenirs.
Et... cela ne vous donne pas envie de revenir?
Non!
(rires) Non, parce que je sais ce que cela engendre, je sais le travail
qu'il y a derrière pour arriver au niveau que j'aurais envie d'avoir et
je sais qu'aujourd'hui, ce travail-là, je n'arriverais plus à le faire.
Mentalement et même physiquement, ça devenait difficile.
Vous n'avez donc pas d'envie de
come-back sur le court, mais dans l'encadrement de la Fed Cup, par
exemple, vous qui vous êtes dites révoltée par les polémiques autour de
l'équipe de France qui a perdu le week-end dernier à Liévin?
On me pose beaucoup la question. D'abord, c'est très délicat pour moi qui m'entend bien avec Nico (Escudé, le capitaine) et avec Alex (Dechaume-Balleret, l'entraîneur)... Oui,
c'est délicat, voilà. Après, je crois que chaque chose doit se faire en
son temps, moi, je ne suis pas pressée de toute façon de revenir dans
le truc. Il faut qu'ils fassent ce qu'ils ont à faire avec cette équipe
de France. Après, s'ils en ont marre (sourire) parce qu'effectivement,
surtout aujourd'hui, il y a une pression qui est très très importante,
on verra. Évidemment, le tennis m'a beaucoup apporté, quasiment tout,
donc il s'agit probablement d'une envie que j'aurai à un moment, mais
je crois qu'il faut d'abord laisser l'équipe qui est en place faire les
choses.
Depuis que vous êtes à la retraite, vous prenez visiblement le temps de prendre du temps, justement.
Je
sors de ma carrière en n'ayant pas l'impression d'avoir été frustrée et
de ne pas avoir vécu. C'est un peu la chance que j'ai eue, quand même:
je me suis autorisé des moments de décompression, des moments de
partage. Maintenant, pour ce qui est des kilos que j'aurais pu
éventuellement prendre (sourire), soyez rassurés, ça va, ça ne se passe
pas trop mal pour l'instant! En plus, j'ai cet objectif de fin d'année
avec le marathon de New York (elle est inscrite, ndlr) donc il
ne vaut mieux pas commencer à gonfler (sourire) sinon ça va se
compliquer. Non, non, tout va bien. Au début, j'ai eu la peur du vide,
j'ai eu beaucoup de propositions et j'y ai répondu. Et puis je me suis
rendue compte qu'en fait, j'avais envie de me poser. Donc, depuis que
j'ai annoncé que j'arrêtais, je passe du bon temps avec mes potes, sans
pour autant faire des excès. Quant à la suite, je ferai des choix dans
le courant de l'année... ou pas d'ailleurs!
DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Lindsey Vonn+Ana Ivanovic+SI maillots=hiver au chaud?
Par Myrtille Rambion, tetu.com
CHRONIQUE. Une femme de tennisman en couv', une skieuse en petite tenue, une gagnante de Grand Chelem enroulée à demi nue dans un filet. Vraiment, le sport féminin, c'est trop cool. Au fait: est-ce encore du sport?
Dis coco, t'aurais pas une idée pour que les gonzesses qui font du sport ça soit plus aguicheur, hein?
-Ah ben si, justement, puisque tu en parles, j'ai une idée géniale et
hyper originale! Pourquoi on les ferait pas poser genre sexy mais pas
vulgaire, hein, attention. Ah ouais, mais qu'on voie de la peau
quand même, parce que tu vois, les baskets, le short, le débardeur ou
le t-shirt... c'est pas ... ça manque de... enfin tu vois, quoi?
-T'inquiète: on va les mettre en maillot de bain, mais comme il faut
quand même que ça reste du sport, on va vaguement placer dans l'image
un élément un peu prétexte tu vois, style un peu technique. Et pour la couv', t'as pas une idée?
-Ben, perso, je pense que là, pour le coup, il faut prendre une
professionnelle, mais en même temps, il faut qu'il y ait un signe fort
qu'on parle sport, quand même, quoi. Alors, je pense qu'on devrait
choisir Brooklyn Decker. Clin d'œil grave en plus, parce que ce
mannequin-là, c'est justement après l'avoir vue dans la Swimsuit Issue qu'Andy Roddick a décidé de commencer à la fréquenter. Ah ouais, je me souviens maintenant! Et depuis, c'est devenu sa femme! Délire!
Ana, elle est bonne (joueuse)?
-Bon, et puis, puisqu'on parle tennis, qui on va mettre cette année
comme joueuse? Parce qu'on a déjà eu Steffi Graf, Serena Williams,
Tatiana Golovin... Ana, elle est bonne, nan? Bonne joueuse, je veux dire (rires)- Kournikova? Nan: Ivanovic, banane! En
plus, ça tombe bien, elle a plein de temps pour faire des photos, vu
que dans son sport, comment dire... Eh bien, c'est un peu plus
compliqué pour elle depuis quelques temps. -Attends, c'est pas celle qui a gagné Roland-Garros un jour, et qui sort avec le golfeur australien, là? Si, si, c'est elle... Et le filet sur la photo, t'en penses quoi? -Trop subliminal le message, j'adore!
On remet le (Vonn-)Couver
Et puis, j'ai une autre idée, là. Tu sais, la skieuse qu'on a en bikini rouge et blanc ? -La super connue, là? Oui, l'Américaine qui veut ramener cinq médailles d'or de Vancouver. Lindsey Vonn. Paraît même que les Canadiens parlent
déjà des Jeux de Vonn-Couver. En plus, elle est mignonne. Et elle a pas
trop de grosses fesses. Pour une skieuse, je veux dire... -Eh ben quoi? Eh
ben on devrait aussi la mettre en couv' du numéro spécial JO, tiens!
Mais en combi, hein, qu'on ne puisse pas nous accuser d'en faire juste
un bel objet.
Ce dialogue est bien entendu totalement fantasmé. Il n'a jamais eu lieu.
Au final, tu sais quoi? Eh ben: vive le sport féminin!
En revanche, celui-ci, bien entendu, lui, dans les travées du Stade Pierre-de-Coubertin cette fin de semaine. Alors qu'un observateur se lamentait de la pauvreté supposée du tableau de l'Open GDF Suez (sans Amélie, sans Serena et sans la moindre Française en quarts, dur, dur...) et du possible désintérêt des sponsors à l'avenir, une «source proche» (comme on dit dans les médias sérieux lorsque l'on veut préserver l'anonymat) de la chaîne du câble qui diffuse le tournoi révélait que la finale 2008 de la même épreuve, qui n'opposait pourtant «que» Anna Chakvetadze à Agnes Szavay, avait été l'une des meilleures audiences tennis de la chaîne.
Comme quoi, dans l'expression «sport féminin», certaines et certains tiennent encore au premier terme. Ouf.
PS : nous avons en fait assisté à une belle finale très disputée cet après-midi entre Elena Demienteva et Lucie Safarova et avons eu le plaisir de voir Amélie remettre le trophée à Elena Dementieva... donc pur bonheur cet Open !
07 février 2010
EXPO: «A vos amours!», le pop art au pochoir pour les homos et les hétéros
Par Lucile Roger, tetu;com
En ce moment à la galerie «Le cabinet d'amateur» dans le 11e à Paris, une exposition de Mr Lolo dédiée à l'amour, dans toute sa liberté. Une oeuvre haute en couleur qui nous fait chaud au coeur...

Du 2 février au 14 février 2010, Mr Lolo expose ses toiles à la galerie «Le cabinet d'amateur» à Paris. Le thème de l'expo: «A vos amours!»! Un cadeau de Saint Valentin?
Du glamour à la bombe
Le travail de Mr Lolo, c'est un peu «une déviance de l'art urbain»:
tout est fait à la bombe et au pochoir, jusqu'aux moindres nuances. Les
toiles exposées sont simples et colorées, dans la mouvance du pop art.
Principalement inspiré par le cabaret (qu'il a lui-même pratiqué sous
le nom de «Los Lolos de Paris») et le cinéma hollywoodien des années
1940 et 1950, il qualifie son oeuvre de «très glamour».
Militant malgré lui?
Les toiles de Mr Lolo représentent des personnes, des visages et des corps, des tatouages qu'il voit comme «des pochoirs du corps», des couples hétéros ou homos. Mais l'artiste ne s'inscrit pas dans une démarche militante: «Je suis gay, mais mon travail n'est pas un travail de militant» même s'il perçoit, dans son travail, «une revendication de la liberté d'être».
Mr Lolo aime «rendre les choses jolies» et si certaines toiles sont plus sombres, il rappelle qu'il n'est «absolument pas dark». Derrière la naïveté des messages d'amour comme cet impressionnant «Je t'aime» reparti sur cinq tableaux, on aime aussi découvrir les quelques précautions inscrites à la bombe: «safe sex - save your love»...
Du 2 au 14 février à la galerie «Le cabinet d'amateur», 12 rue de la Forge Royale, Paris 11e.
Myspace de Mr Lolo: http://www.myspace.com/miegemolle
«A vos amours!»
Par Mr Lolo
29 décembre 2009
Sondage : Votez pour l'actrice 2009 la plus sexy!
Pour notre premier sondage TÊTUE, qui va vous réchauffer en pleines fêtes hivernales, nous avons sélectionné des actrices magnifiques, plutôt féminines (les butchs arriveront, ne vous impatientez pas!) et qui ont eu une actualité l'an passé.

Gina Gershon
Actu plutôt musicale pour Gina Gershon qui vient de sortir un album In Search for Cleo, en cinéma, on attend son rôle dans Love Ranch
(en post-production), l'histoire du couple qui ouvrit la première
maison close légale dans l'Etat du Nevada, aux Etats-Unis. L'ère butch
plombier semble aux oubliettes.

Kate Moennig
Année en demi-teintes pour notre Shane éternelle qui a terminé en apothéose avec The L Word mais qui s'est ramassée avec la série Three Rivers. La blouse d'hôpital vert-pâle et le pantalon assorti porté taille basse, c'est vraiment pas sexy...

Charlize Theron
Ambassadrice
de la paix de l'ONU, la belle sud-africaine Charlize vient de créer une
paire de chaussures avec Tom Shoes afin de recueillir des fonds pour
son association d'aide à son pays. Mais pour nous, elle restera toujours la touchante tueuse en série abîmée par la vie et amoureuse folle dans Monster.

Angelina Jolie
Angie a Brad Pitt, Angie est maman, Angie fait de l'humanitaire... et Angie a quelques tatouages qui rappellent son passé trash pleinement assumé. Avec une nomination aux Oscar en 2009 pour son rôle dans L'échange, l'actrice a fait bien du chemin depuis son interprétation de Lara Croft. Celle qui a tout pour elle les aura-t-elle aussi toutes pour elle?

Drew Barrymore
Celle qui a le sourire le plus
craquant de notre sondage. Elle joue la fille de Robert de Niro et
campe la nana et voisine de Kate Moenning, dans Everybody's Fine, une comédie cucul la praline, dont la sortie en France est prévue le 10 mars 2010.
Megan Fox
Considérée
par beaucoup comme la nouvelle Angelina Jolie, Megan Fox est la
nouvelle bombe sexuelle made in Hollywood. Propulsée au rang de star
internationale par la saga Transformers, cette brune au regard bleu ravageur n’en finit plus de nous séduire. Depuis son rôle dans Jennifer’s Body, on rêve qu’elle nous dévore ou qu'on la dévore… L'un ou l'autre!
Michelle Rodriguez
Révélée par son rôle de boxeuse dans Girl Fight,
Michelle Rodriguez n’est pas le genre de fille à se laisser marcher sur
les pompes. Révoltée, rageuse, elle fout la patée aux mecs dans les
films d’action (Fast and Furious, Avatar) et c’est pour ça qu’on l’adore.

Jennifer Beals
Ah
Bette Porter! Ses tailleurs dernier cri, ses remarques spirituelles, et
ses regards envoûtants. Elle nous manque. Première lesbienne
«puissante» socialement et «hétéronormée», Jennifer Beals incarne, à
l'écran, avec The L Word, à merveille la femme active, en
couple, infidèle, en crise, en colère. Pour le reste, peu intéressant,
elle a joué aux côtés de Sandrine Bonnaire récemment, dans Joueuse de Caroline Bottaro.

Charlotte Gainsbourg
Grosse année pour Charlotte. D'abord un prix de l'interprétation féminine à Cannes pour son rôle extrême de sorcière dans Antichrist et un nouvel album de toute beauté, écrit par un Beck habité par le fantôme de Serge.
Mia Kirschner
On a adoré la détester dans The L Word,
où elle campait Jenny, une bi torturée aussi excitante que
«brise-clito». Avec son regard bleu insaisissable et sa peau diaphane,
Mia pourrait aisément jouer les filles de Dracula. Ça tombe bien, on
l’a retrouvera bientôt dans la série Vampire Diaries!
Scarlett Johansson
Avec
ses lèvres pulpeuses et son blond platine, l'actrice de 25 ans a su
s'imposer en donnant une touche sexy au cinéma haut de gamme. Il faut
dire qu'être la nouvelle muse de Woody Allen, ça aide. On a pensé
qu'après le dernier rôle de Scarlett dans Ce que pensent les hommes, on pourrait vous demander ce qu'en pensent les femmes... A vous de nous dire!

Lindsay Lohan
Un
corps de bimbo, une relation en dents de scie avec une DJette tomboy,
quelques cuites remarquables... Lindsay ne veut pas qu'on la «range
dans une case», alors on ne le fera pas.

Asia Argento
Asia n'a pas peur pour son image et elle n'a rien à craindre de notre côté. En anorexique de 17 ans dans Trauma ou en mère toxico dans le Le livre de Jérémie, on aime toujours.
Cécile de France
On
a hâte de la retrouver dans le prochain film de Clint Eastwood (prévu
pour 2010). Même si on est nostalgique des rôles lesbiens de sa
jeunesse... et de son célibat.

Evan Rachel Wood
La
rousse incandescente enchaîne les rôles lesbiens depuis l’adolescence.
Après un premier baiser mythique avec Mischa Barton dans Deuxième chance (Once and Again), la belle Evan a fait parler d’elle en ado paumée dans Thirteen et émeut dans The Wrestler. Depuis un an, elle incarne Sophie-Anne, l’une des prédatrices de True Blood.
Alors toutes à vos clics, et votez!!
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EXCLUSIF. Katherine Moennig: «Je ne suis pas Shane»
Par Myrtille Rambion, tetu.com
BEST OF TÊTUE. Lors du Festival de télévision de Monte-Carlo,
Katherine Moennig a accordé, en exclusivité à TÊTUE.COM, une interview
très… «Shane».
D'accord, dans la vraie vie, elle n'est pas Shane. Pourtant, la
dégaine, la voix, le débit, la coupe de cheveux, les lunettes de
soleil, le jean slim et les réponses concises à peine audibles sont
exactement les mêmes que dans The L Word.
TÊTUE: Kate, comment est-ce, la vie après The L Word?
KATHERINE
MOENNING: La vie est belle! Ouais... (pause) C'est fini depuis presque
un an maintenant, donc je suis passée à d'autres émotions, je ne suis
plus triste. Je vais bien.
Vous avez déjà retrouvé un nouveau rôle, celui d'un médecin dans la série hospitalière Three Rivers.
Mais y a-t-il eu un moment malgré tout où vous avez craint d'être
cantonnée aux rôles «à la Shane», d'avoir une étiquette collée à la
peau pour toujours?
Bien sûr. Mais je crois que tout le
monde connaît ce genre de peur. Moi, j'ai eu beaucoup de chance
d'obtenir ce rôle qui me plaît, assez rapidement après la fin de The L Word, donc cette période de doute n'a pas duré, heureusement.
Il paraît que cette série, Three Rivers, est espérée comme le nouveau «Urgences» par CBS.
Je ne sais pas... Mais c'est vrai après tout que cela pourrait être le nouveau Urgences.
Cela se pourrait (pause) mais en fait, je n'en suis pas sûre parce
que... je n'ai toujours pas vu le pilote. Je ne sais pas comment ils
ont organisé l'ensemble, je ne sais pas à quoi cela ressemble donc je
ne peux pas vous en dire tellement plus que ça.
Dans la vraie vie, vous arrive-t-il que certaines personnes vous appellent «Shane»?
Ouais (sourire)... Cela arrive même assez souvent.
Et?
Ben... je ne suis pas Shane, donc...
Mais vous leur dites quoi à ces gens-là?
Rien (sourire). C'est juste que... je ne suis pas Shane, c'est tout, donc quand on m'appelle comme ça, je ne réponds pas.
Vous n'êtes pas Shane, mais vous lui ressemblez quand même furieusement...
Nous
sommes complètement différentes. Si ce n'est que nous nous ressemblons
physiquement. Pour le reste, nos manières de voir la vie sont opposées.

Dans les attitudes, l'apparence physique, la manière de vous
habiller, justement, diriez-vous que vous êtes peu à peu devenue Shane
ou que Shane est peu à peu devenue vous-même?
Les deux. Je
pense que c'est ce que vous répondra n'importe quel acteur, d'ailleurs.
Au bout d'un moment, si vous jouez un même personnage, vous finissez
par vous confondre avec lui. On finit toujours par entretenir une sorte
de relation organique avec son personnage.
Comment décririez-vous l'ambiance de tournage de The L Word?
Elle était merveilleuse.
Jamais de crêpages de chignon?
Non.
Pourtant, c'est ce que l'on a pu lire çà et là...
Ne croyez pas ce genre de trucs. Nous nous sommes très bien entendues.
Et la fin? Honnêtement, vous ne l'avez pas trouvée un peu décevante?
Je
comprends tout à fait les critiques. Je peux comprendre que certaines
personnes aient pu trouver la fin un peu décevante (pause)... Ouais, je
comprends.
Comment ça?
Eh bien, disons que
je ne pense pas que la dernière saison ait été un bon résumé de la
série, de tous les sujets qu'elle a abordés et de tout ce qu'elle a
représenté.
Des six saisons, quelle est votre préférée?
Ça
c'est une question difficile (pause). La deuxième saison me plaît bien,
en fait. Je me souviens avoir adoré la dynamique de cette saison, je
trouve que c'est là que la série a commencé à vraiment voler de ses
propres ailes, à trouver un rythme bien à elle, à avoir son propre
univers.
Vous savez que vous êtes devenue une icône pour les filles du monde entier?
Hum hum.. (elle acquiesce).
C'est quelque chose que vous gérez bien?
(rires)
Mais cela n'a aucune implication dans mon quotidien! Cela ne change
rien quand je marche dans la rue. Les seuls moments où je m'en rends
compte c'est quand je parle à des journalistes. Mais ma vie au jour le
jour n'a pas vraiment changé, je vous assure.
Je crois savoir que vous avez déjà rencontré Amélie Mauresmo...
(Elle
se redresse de son fauteuil) Amélie? Ouais, c'est vrai. Elle est
adorable! C'était il y a quelques années déjà. Avec les filles (de The L Word,
NDLR), on avait eu la chance de pouvoir assister à l'un de ses matches.
Elle était excellente! Franchement, je l'adore. C'est une athlète
exceptionnelle.
Vous savez qu'elle aussi est une icône en France?
Oui, je peux aisément l'imaginer (Elle s'anime) Elle va bien? Elle a eu de bons résultats dernièrement?
Elle a perdu au premier tour de Roland-Garros.
Ah
bon, vraiment? (l'air concerné) Elle a perdu... et contre qui? Une
Allemande? Oh, c'est pas vrai... Mais elle va revenir au top, j'en suis
sûre!
Ah oui?
Ouais!
Vous êtes fan de tennis?
Je
ne suis pas accro, mais j'aime ça oui. Si j'ai l'occasion de voir un
match, j'en profite. Voir Amélie en vrai, c'était génial.
Et sinon, qui est selon vous la plus canon des L Word?
Mon
Dieu (sourire). Elles sont toutes belles. Mais (pause) là, vous parlez
de ma seconde famille.C'est comme si vous me demandiez quelle membre de
ma famille je trouve la plus attirante : je ne peux pas répondre à
cette question!
D'accord. Alors laquelle est votre meilleure amie?
Leisha (Hailey, qui joue Alice, NDLR) est ma meilleure amie. Je suis également très amie avec Erin Daniels (Dana, NDLR).
Erin Daniels vient souvent à Paris, Mia Kirshner y a acheté un appartement... Et vous, connaissez-vous la France?
Je
suis allée à Paris, une fois: j'adore! C'est une ville magnifique. Je
me suis baladée un peu partout, mais je n'ai pas suivi le parcours
touristique classique, je n'aime pas ça. J'ai beaucoup marché. Je suis
allée au Louvre, puis je me suis promenée dans le 6e, le 7e et je suis
remontée dans le 8e arrondissement en longeant la Seine... Quand je
vais dans un endroit que je ne connais pas, c'est ce que je préfère
faire: marcher pour le découvrir.
Connaissez-vous d'autres endroits que Paris en France?
Ben... Monaco, techniquement, ce n'est pas la France, hein? Alors, non, je ne suis pas allée ailleurs en France.
Et Monaco, ça vous plaît?
C'est
beau! Mon Dieu, c'est vraiment splendide. Personnellement, je ne vois
pas ça sous l'angle «glamour». Pour moi, c'est juste un endroit chargé
d'histoire. Et puis, quelle vue!
Quid de Los Angeles, où vous vivez ?
J'adore
L.A.! C'est une endroit génial pour vivre. Qui est parfois gâché par
les gens qui y évoluent, mais il n'empêche que c'est une super ville.
C'est
une ville où la pression peut parfois être très forte. Beaucoup
d'actrices parlent notamment de ce poids de la beauté à Hollywood, des
normes qui vont avec, des canons que l'on vous impose...
Je
ne suis pas d'accord avec ce point de vue. Je pense que l'on est le
produit de son environnement. On est à l'image de ce qui nous entoure.
Et dans mon monde, on ne se préoccupe pas de ce genre de choses. J'ai
le sentiment de pouvoir être celle que je veux. En tout cas, il me
semble que j'y suis plutôt parvenue jusqu'ici (sourire). Alors,
pourquoi changerais-je?
Puisque l'on évoque Hollywood : le film L Word dont on parle tant est-il réellement en préparation?
Il
faudra poser la question à Ilene (Chaiken, la créatrice, NDLR). Mais
d'après ce que je sais, elle est très intéressée par le projet. Et moi
aussi, bien sûr! Je serai absolument partante pour retrouver les filles
et cet environnement de travail. (Pause) Nous étions une famille,
vraiment. J'espère que ça va se faire.
Pour nous aider à
mieux vous connaître, puisque vous vous dites complètement différente
de Shane, expliquez-nous par exemple ce que vous aimez faire quand vous
ne travaillez pas?
Je suis quelqu'un de très normal. Je
fais ce que les autres font. J'aime écouter de la musique, toutes
sortes de musique: j'aime le rock, le punk, la pop, le hip-hop. A part
ça, je vais courir avec mes chiens, je profite de ma maison, ce genre
de trucs.
C'est vrai que vous ne regardez presque jamais la télévision?
Non, je ne la regarde pas. Je préfère aller au cinéma. Mais je crois que je vais me mettre à True Blood (la nouvelle série du créateur de Six Feet Under, Alan Ball, NDLR), ça m'a l'air vraiment bien.
Vous saviez qu'Evan Rachel Wood (Once and Again, Thirteen) avait rejoint le casting en tant que vampire lesbienne?
Ah non. (Pause) Mais cela a du sens.
Vous avez de jolis tatouages...
Ouais. J'en ai neuf. Ils ont chacun une signification particulière. Mais ne comptez pas sur moi pour vous dire laquelle.
Bon, maintenant, vous pouvez le dire : vous n'aimez pas les interviews?
Non,
pas vraiment (sourire). C'est ce que j'aime le moins dans mon métier.
Mais ça fait partie de mon boulot, donc je dois le faire. Pour être
très honnête, je n'aime pas tellement être sous les projecteurs. Moi,
je ne me vois pas comme quelqu'un de célèbre. Car il faut bien se dire
une chose: à Los Angeles, tout le monde s'en fout de moi.»
25 novembre 2009
Les gays italiens disent merci à Beth Ditto
par tetu.com
VIDÉO. La diva rock a brandi une banderole contre l'homophobie au cours d'un concert à Milan. Le public, composé de nombreux gays et lesbiennes, a adoré! Regardez la performance.

En
tournée européenne, les Gossip et leur mythique chanteuse Beth Ditto
étaient en concert lundi, au Palasharp de Milan. Ils ont électrisé
leurs fans italiens, complètement sous le charme de la diva rock. Et
plus encore quand celle-ci s'est parée de la banderole «Stop
homophobia» de la Journée mondiale contre l'homophobie et la
transphobie (Idaho) pendant qu'elle interprétait la chanson Yr Mangled Heart (à écouter plus bas).
Grazie Beth
Le
message a bien sûr fait un tabac auprès du public, largement composé de
gays et de lesbiennes, alors que l'Italie, et surtout Rome, ont été le
théâtre de plusieurs agressions homophobes
ces dernières semaines. Et les homos italiens ne croulent pas sous les
soutiens: la classe politique est frileuse pour s'engager franchement
contre les discriminations (voir l'article sur la loi anti-homophobie retoquée au Parlement) Et surtout, comme le signale Gay.it
qui rapporte cette nouvelle, aucun artiste «ne s'était exprimé d'une
manière aussi forte et claire contre l'homophobie» devant un public
italien. Alors, pour cet appui inhabituel et sans réserve, le site
lance un cordial: «Grazie Beth!»
La vidéo de la chanson:
Pour ceux qui souhaitent écouter le titre Yr Mangled Heart en meilleure qualité:
22 novembre 2009
BETTY: «L Word est politique, car la série raconte la vie de femmes homos qu'on entend peu»
INTERVIEW. Si vous ne connaissez pas le nom de ce groupe, vous connaissez probablement au moins une de ses chansons: le générique de «The L Word». Ce girl band était en concert hier à Clermont-Ferrand, invité par les petites Françaises d’Anatomie Bousculaire. L’occasion pour TÊTUE de parler activisme, mot en L, et musique avec Amy, Alyson et Elizabeth.
TÊTUE: BETTY a été découvert par les lesbiennes grâce au générique de The L Word («The way that we live»). Mais votre musique ne se limite pas à ça. Pouvez-vous nous présenter le reste de votre travail?
BETTY:
Cela fait 20 ans que nous formons un groupe! Nous nous sommes
rencontrées à la fac. Les sœurs Amy et Elizabeth et leur meilleure amie
Alyson... Nous avons commencé à Washington, avant de déménager pour New
York, après que nous ayons été choisies pour composer les musiques d'un
show pour enfants à la télé. En fait, nous avons beaucoup travaillé
pour la télévision avant The L Word. Nous avons pas moins de cinq génériques diffusés actuellement.
Est-ce que BETTY est un groupe militant? Notre
musique n'est pas politique - mais nous sommes des individus politisés.
Nous pensons que toute personne, et très certainement tout artiste,
doit se battre pour ses idées. Nous sommes des féministes acharnées.
Depuis plusieurs années, nous avons essayé de défendre un certains
nombre d'idées: les droits des homos, la lutte contre le sida et le
cancer du sein... Nous sommes très heureuses de ne plus avoir honte
d'être américaines à cause de Bush. Quand Bush était président, partout
où nous jouions, nous commencions toujours notre concert en expliquant
que nous étions vraiment désolées de ce qu'était devenue l'Amérique à
cause de lui!
Votre participation à The L Word était également politique?
L Word
est politique, car la série raconte la vie de femmes homos. Et on
entend peu les histoires des femmes, en particuliers des femmes homos!
Nous sommes très fières d'avoir participé à cette série vraiment
révolutionnaire. Nous nous sommes fait plein d'amis, et nous avons le
souvenir de spectatrices des quatre coins du monde qui venaient afin de
nous voir jouer, mais également pour raconter, elles aussi, leur
histoire...
Votre dernier album s'intitule Bright and Dark. Dites-nous en un peu plus...
Nous
avons enregistré ce CD l'année dernière, alors qu'Elizabeth était en
chimiothérapie pour un cancer du sein. C'était une période vraiment
intense. Nous n'avons pas du tout fait de concerts. Nous enregistrions,
et restions avec elle. Il y a eu des moments vraiment sombres, et
d'autres très heureux, lors de sa guérison. Nous sommes très fières de
ce CD qui contient des chansons fun et sexy mais aussi des chansons
brutes, qui viennent du fond du cœur.
Vous avez déjà fait des concerts en France, alors dites-nous: comment est le public français?
Ok,
il y a quelque chose que vous devez savoir: BETTY ADORE LA FRANCE! Les
gens, les filles, le vin, la nourriture, les habits, l'art... Le
public! Amy et Elizabeth ont passé leur enfance en France. Nous avons
de supers amis ici, et nous sommes super excitées de revenir. Nous
aimerions faire une longue tournée pour faire le tour de France avec
nos amies d'Anatomie Bousculaire... Peut être au printemps? En tout
cas, vive la France!
19 novembre 2009
Toute la programmation lesbienne du festival Chéries-Chéris. Samedi 21 novembre. Patricia et ColetteLe festival Chéries-Chéris
Toute la programmation lesbienne du festival Chéries-Chéris. Samedi 21 novembre.
Le festival Chéries-Chéris du 16 au 22 novembre 2009
Toute la programmation lesbienne!
Samedi 21, 20h, salle 500
Côté filles
Des filles et des histoires... d'amours, de dragues, de séductions...
pour tous les genres.
Nisha, the Mark of the Cow
Lilium Leonard - Inde / clip 2008 4'
Une espionne indienne, Nisha, des amours insolites et une chanson de Bollywood.
Paginas de Menina
Monica Palazzo - Brésil / fiction 2008 18'50 vostf
En
1955, Ingrid se présente pour travailler dans la librairie de Machado
de Assis. Elle rencontre Silvia, une femme superbe. L'affection,
d'abord intellectuelle, devient de plus en plus vive et émotionnelle.
Butthole Lickin'
Kanako Wyncoop- Etats-Unis / fiction 2008 5' vostf
Parfois, l'amour lesbien n'est pas ce qu'on en dit...
Getting Off
J. Aguilar et Meliza Banales - Etats-Unis / 2008 17' vostf
Une virée queer et réjouissante dans les lits et les rues de San Francisco à la recherche d'un orgasme perdu...
Her Own Way
Limor Ziv - Israël / fiction 2007 16' vostf
Mika,
une jeune ado, ne peut s'avouer sa propre sexualité, ce qui l'empêche
d'exprimer clairement ses sentiments. Son amie vient passer le week-end
chez elle. Mika sait d'ores et déjà qu'elle devra coûte que coûte faire
face à ses émotions...
Belle de nature
Maria Beatty - France / fiction 2009 11'
Plus
les nœuds se resserrent autour de son corps et plus l'imagination de
Clara s'envole. Elle se retrouve alors nue à l'orée d'un bois. L'herbe
lui chatouille les pieds, une ronce l'égratigne, sa respiration
s'accélère sous les décharges électriques des orties. Clara rejoint son
amante, la forêt. Réalisé par Maria Beatty dont le Festival présente
aussi le long métrage Bandaged.
Elle Deux, saison 2
Patricia & Colette - France / clip 2009 2'
La vie sentimentale comme un roman photo-video ! Un nouvel opus de Patricia & Colette.
I Kissed a Girl
Patricia & Colette - France / clip 2009 3'20
Une fantaisie chantée du duo le plus drôle du net.
Séance en présence des réalisatrices
Samedi 21 novembre, 14h, Salle 500
La domination masculine
Patric Jean - France-Belgique / documentaire 2009 1h40
Le
combat féministe est-il terminé? Les hommes ont-ils enfin consenti à
l'égalité entre les sexes? Nos sociétés ont-elles atteint ce niveau de
modernité revendiqué depuis quatre décennies au moins? D'un magasin de
jouets où les rôles sexuels les plus traditionnels continuent d'être
reproduits jusqu'aux témoignages terribles de femmes battues, d'une
clinique où des hommes espèrent gagner en virilité en gagnant quelques
centimètres de pénis jusqu'au discours extrémiste d'un mouvement
«masculiniste» florissant au Québec, d'un massacre de femmes par un
psychopathe à des réunions d'un groupe féministe... le film de Patric
Jean n'en finit pas de répondre non à ces trois questions. Si c'est la
question du sexisme qui agite ce passionnant documentaire, il est à
l'évidence également sous-tendu par celle de l'homophobie. Violent et
drôle, ce film remarquablement construit et filmé n'en finit pas de
questionner notre société et les rôles qu'elle nous assigne encore et
toujours, entraînant de profondes discriminations.
Avant-première.
Distribution UGC. Sortie le 25 novembre. Séance suivie d'un débat, en
présence de Patric Jean, Marie Masmonteil et d'autres intervenants.
Samedi 21 novembre, 16h15, salle 100
Society
Vincent Moloi - Afrique du Sud / fiction 2007 1h30 vostf
Quatre
femmes noires, quatre amies d'école que la mort d'une cinquième réunit.
Il y a Akua, une femme d'affaires préoccupée par les hommes objets dont
elle s'entoure ; Inno, une miss météo qui rêve de célébrité ; Loïs,
doctoresse enceinte devant négocier avec un problème d'alcool ; et
Beth, une enseignante dans le placard vivant avec sa petite copine
aussi butch que sexy... Toutes quatre prétendent que leur vie est
merveilleuse, mais derrière la façade, la réalité est tout autre...
Version cinéma d'une mini-série à succès de la télévision sud-africaine, Society est une chronique très libre, à mi chemin de Sex and the City et de The L Word.
Le sujet de fond, outre l'amitié et la solidarité feminine, c'est
l'importance d'être soi-même: ce n'est donc pas étonnant que la série
ait été la première en Afrique du Sud à accueillir un couple lesbien.
Keep It Movin'
Consuelo Ramirez - Etats-Unis / documentaire 2008 9' vostf
Le duo rap Yo Majesty en tournée. Une énergie hallucinante !
En présence de Consuelo Ramirez.
16 novembre 2009
Tout le programme de la L Week bruxelloise
Par Patricia Huon, jeudi 12 novembre 2009 - http://www.tetu.com
Du 13 au 20 novembre, la L-Week prend ses quartiers à Bruxelles. Pour sa 4e édition, cette semaine consacrée à la visibilité des femmes lesbiennes et bisexuelles présente un programme bien fourni.
La sélection de la L Week du 13 au 20 novembre à Bruxelles:
-Vendredi 13 novembre. La L-week commence officiellement à la Maison Arc-en-Ciel,
avec le vernissage d'une exposition qui regroupe plusieurs artistes de
talent: Iza Iza (peinture), Soizick Jaffre (BD), Ludivine Hannon
(photo), Pauline Cantal (photo/vidéo) et La P'tite Blan (BD).
-La soirée d'ouverture, vendredi 13 novembre, au Recyclart.
Plusieurs centaines de personnes sont attendues pour cette grande fête
dans une salle bien connue des noctambules bruxellois. Un mix de soul,
disco, électro, latino et funk qui promet d'être chaud!
-Dimanche 15 novembre. Une journée de réflexion, de conférences et de débats.
Au
programme: projection d'un documentaire de Saddie Choua qui raconte les
parcours de six femmes d'origines diverses; un atelier intitulé «Le
Coming-out pour les Nulles»; une pièce de théâtre sur les relations
amoureuses entre des femmes d'origine maghrébine...
-Mercredi 18 novembre. Journée cinéma,
avec notamment la projection de «Are you a girl or what ?», de Mathilda
Piehl et Alex Fridunger, sur le quotidien des lesbiennes en Afrique du
Sud.
-Vendredi 20 novembre. Soirée de clôture au Métro Valdi. Deux dancefloors animés par des djettes très queer pour finir la semaine en beauté.
-Samedi 21 novembre. Le L-Day à Gand. De nombreuses activités et une énorme soirée.








