Un monde à Elles

Un espace féminin culturel, féministe et lesbien

04 novembre 2009

La chanteuse de Superbus a «déjà essayé» les filles

Par Myrtille Rambion- tetu.com
REVUE DE PRESSE. Jennifer Ayache, la chanteuse du groupe Superbus, a déjà été amoureuse d'une fille. Elle l'a confié à «Public». «Me mettre en couple avec une fille?, a-t-elle ajouté, c'est à réfléchir!»

Et si on faisait de Jennifer Ayache l'une de nos nouvelles icônes? La chanteuse de Superbus, LE groupe français du moment, a pas mal d'arguments qui plaident en sa faveur. Elle a une voix, un look et une maman (Chantal Lauby, l'ex-Nulle) qui fait rire. Elle compose et elle écrit aussi. Sans oublier qu'à elle toute seule, elle commande quand même quatre garçons. Et puis, il y a ces confidences lâchées dans Public, dans la lignée de ce que l'on avait pu comprendre au travers des paroles du tube Lola, où Jennifer se languit de Lola «comme un garçon» vu qu'elle en est amoureuse.

Les filles? «J'ai déjà essayé!»
«Je suis très ouverte d'esprit, déclare Jennifer Ayache, et je n'ai pas l'impression d'être la seule. Ça peut m'arriver de tomber amoureuse d'une fille. Cette chanson - Lola - est une façon de dire "pourquoi pas"?». Allons bon, encore une fille qui laisse planer le doute pour ratisser un public toujours plus large? Pas du tout! Car la chanteuse poursuit: «J'ai déjà essayé. C'était autant de l'amour que de l'intrigue.» Quant à «(s)e mettre en couple avec une fille? C'est à réfléchir!».

Sexy dans son dernier clip
De notre côté, c'est tout réfléchi: Jennifer qui susurre «A-a-a... (p)prends-moi» habillée en prof sexy dans le dernier clip de Superbus, on dit oui tout de suite... C'est à vérifier dans la vidéo ci-dessous!

Apprends-moi

Lola

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30 octobre 2009

Festival Cineffable, le programme du week-end !

Par Marjorie Marcillac, tetu.com

Au programme de ce week-end: les très attendus «Rain» et «Drool» réalisé par la New-Yorkaise Nancy Kissam élu meilleur film de fiction au festival gay et lesbien de Miami. «Hannah Free», un long métrage américain (prix du public au Festival International du Film Gay et Lesbien de Philadelphie) et la rétrospective de La Chocha, dimanche.

                           

DroolComme chaque année depuis 21 ans, le Festival international du film lesbien et féministe de Paris «Quand les lesbiennes se font du cinéma» se tient au Trianon (18e) du 29 octobre au 2 novembre 2009. Pendant cinq jours, le Festival - exclusivement féminin - accueille plus d'une vingtaine de réalisatrices et des représentantes de festivals venues d'Europe et d'ailleurs. Plus de 70 films sur l'homosexualité féminine et la condition des femmes sont en compétition.

Au programme du samedi, il y aura notamment Rain (15h, Trianon), une des premières productions bahaméennes: l'histoire d'une jeune fille qui part à la recherche de sa mère dans un bidonville de Nassau ou Drool (20h, Trianon) réalisé par la New-Yorkaise Nancy Kissam: une femme (Laura Harring, Mulholland Drive) abusée par son mari le tue accidentellement avant de s'enfuir en voiture en compagnie de sa meilleure amie et du corps camouflé dans le coffre, élu meilleur film de fiction au festival gay et lesbien de Miami.

Six longs métrages, 35 courts et moyens, 22 documentaires et sept films d'animation
Si vous avez manqué Ghosted, nouveau film de Monika Treut et film d'ouverture du festival, une séance de rattrapage est prévue dimanche (12h30, Trianon). Dimanche également, Hannah Free (19h30, Trianon), un long métrage américain (prix du public au Festival International du Film Gay et Lesbien de Philadelphie): l'histoire d'amour entre Hannah et Rachel, qui ont grandi dans la même petite ville du Midwest américain. Mais aussi, la rétrospective de La Chocha (Dimanche 15h, Trianon), l'occasion de revoir Un monde à L, Broute-minou à Palm Springs, Gay à Cuba et La Dinde.

Au total six longs métrages, 35 courts et moyens, 22 documentaires et sept films d'animation, mais pas seulement. A la Halle Saint-Pierre sont programmés des documentaires sur l'homoparentalité (Ici et Ailleurs, samedi, 20h), sur les femmes africaines (Le voyage de Nadia, dimanche à 20h), des tables rondes (échanges autour du Black feminism, samedi à 17h30), des expositions, des présentations de livre (Anne Delabre présentera également son livre, Le cinéma français et l'homosexualité (éditions Danger Public, 2009) samedi à 12 H). Tout ça et plein d'autres choses, pour un week-end so lesbian.

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29 octobre 2009

FESTIVAL: Cineffable, demandez le programme!

Par Anne Delabre  jeudi 29 octobre 2009 - tetu.com

Après la soirée d'ouverture du jeudi, voilà la programmation du vendredi au festival Cineffable «Quand les lesbiennes se font du cinéma»: Une pléthore de courts-métrages sur le thème de la rencontre, un documentaire sur l'enfermement des femmes en Kabylie, «Mein Freund aus Faro»: un des longs-métrages en compétition pour le Prix TÊTUE...

                           

Mein Freund aus faroAprès la grande soirée d'ouverture, un programme varié pour ce premier jour complet de festival: Au Trianon, Il était une fois (12h30), une série de courts sur le thème de la rencontre, ça commence bien! Un film coréen très original, L'Envers du sport (15h) sur la musculation chez les femmes, donnera peut-être des idées à certaines? En tous cas, «il donne un point de vue décalé sur l'appropriation du corps et des normes», selon Marie-Anne, l'une des programmatrices. En ces temps de débat sur la burqua, un documentaire canadien très touchant, Le Voyage de Nadia (17h30), sur l'enfermement des femmes en Kabylie dans leur propre maison... Dans un tout autre genre, Mon copain de Faro (20h), un film allemand où le mensonge mène à bien des délices... et bien des ennuis aussi ! Et enfin une séance butch/fem (22h) qui va dépoter, l'occasion de voir les courts décalés de Patricia et Colette, et d'assister à une lecture de Wendy Delorme pour bien achever la soirée.

Hommage à Bagdam Espace Lesbien
Côté Hall Saint-Pierre, un hommage à Bagdam Espace Lesbien de Toulouse (12h30), avec un documentaire qui retrace leur vingt ans d'existence, suivi d'un débat. Egalement une sélection des courts-métrages préférés (15h) de l'équipe de Cineffable, variée en pays et en thématiques. Focus sur l'Afrique cette année, avec notamment un documentaire sur la lutte contre les lois homophobes au Cameroun, Sortir du Nkuta (17h30), pour découvrir un cinéma mal connu. Et pour réfléchir sur les questions de race, de genre et de sexualité, allez voir U People (20h), un superbe documentaire américain. Avant de finir avec Par monts et par vaux (22h), «pour celles qui veulent avoir un aperçu de quelques films très différents d'un seul coup».

Photo DR

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Patricia Cornwell : outée par le FBI, bluffée par Angelina Jolie

Par Myrtille Rambion- tetu.com

REVUE DE PRESSE. Le nouvel opus de la saga Scarpetta, «The Scarpetta Factor», vient de sortir aux Etats-Unis. L'occasion pour l'une des auteures de polars les plus célèbres du monde de se livrer sur le personnage de Lucy, sur son outing par le FBI et sur ce qui lui plaît chez Angelina Jolie.

                           

Patricia CornwellPatricia Cornwell a récemment nourri les gros titres de la presse américaine en raison de l'action qu'elle intente en justice contre un cabinet de gestion de fortune qu'elle accuse de lui avoir fait perdre 40 millions de dollars. Mais l'auteure ouvertement lesbienne, mariée à la neurologue Staci Gruber depuis 2004, revient sous les feux de la rampe pour ce qu'elle sait faire le mieux: l'écriture. Le dernier avatar en date de la saga Kay Scarpetta, qui lui vaut un succès non démenti dans les librairies du monde entier depuis 1990, est paru le 20 octobre aux Etats-Unis sous le titre The Scarpetta Factor. Du coup, The Advocate.com, le site internet du magazine homo américain, s'est dit que le timing était parfait pour s'entretenir avec la dame. Grâce à cet entretien, on en sait un peu plus sur:

Le jour où elle a compris que Lucy était lesbienne
Lucy, la nièce de Kay Scarpetta, est l'un(e) des rares personnages récurrents de roman grand public ouvertement homo. Et si lors de ses premières apparitions, elle n'était qu'une enfant, pour Patricia Cornwell, quelques années plus tard, l'évidence s'est imposée. «Lorsque son personnage est revenu dans la Ferme des Corps, explique ainsi l'auteure, du temps avait passé depuis sa dernière apparition et elle avait grandi. À la minute où je me la suis imaginée, j'ai pensé: mon Dieu, elle est gay! Je ne le savais pas. Et puis je me suis dit: "ok, on arrête les rotatives car on a un problème. Qu'est-ce que je vais faire avec ça? Je sais qu'elle est homo, je l'observe alors je sais ce que je dis." Cela peut sembler étrange dit comme cela, mais je le savais, c'est tout».

Patricia Cornwell livreLe jour où le FBI l'a outée
Jusqu'en 1996, l'homosexualité de Patricia Cornwell n'avait jamais été publiquement évoquée. «Je n'ai jamais menti à personne, explique-t-elle, simplement, personne ne m'avait jamais posé la question.» Et puis, un jour, à la faveur d'une enquête pour meurtre dans laquelle sa petite amie, instructrice à l'académie du FBI à Quantico, était impliquée, sa vie privée est devenue publique. «Ce n'est pas la manière dont j'avais envisagé mon coming-out, analyse l'écrivain. Mais le point positif finalement, c'est que même lorsque les gens font des choses pour de mauvaises raisons, parfois cela peut se révéler une bonne chose. Cela m'a aidée dans le sens où je me suis dit: "ok, c'est sorti donc si tu veux en parler, vas-y."»

Le jour où elle a choisi Angelina Jolie
Kay Scarpetta va passer sur grand écran. Et des rumeurs persistantes laissent penser que la célèbre légiste sera interprétée par Angelina Jolie... «Si une rumeur peut être vraie, alors il s'agit d'une rumeur vraie, dit Patricia Cornwell. J'ai un accord avec la 20th Century Fox et il inclut cette perspective d'Angelina Jolie comme interprète de Scarpetta. C'est une merveilleuse actrice. Elle serait bonne dans n'importe quel rôle qu'elle déciderait de jouer.» Le film n'en est cependant qu'à l'état de projet. «Beaucoup de choses peuvent se passer d'ici à ce que l'on puisse voir Scarpetta sur grand écran. Nous verrons bien où cela nous mènera. Mais il s'agit d'une rumeur exacte.»

Photo: DR.

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19 octobre 2009

Livres: le Grand prix Jean Giono pour l'écrivain gay Dominique Fernandez

Ce prix littéraire, qui récompense l'ensemble de l'œuvre d'un auteur, revient cette année à Dominique Fernandez, qui revendique d'être le «premier académicien ouvertement gay».

                           

Le Grand Prix Jean Giono, qui couronne «l'ensemble de l'œuvre d'un auteur de langue française ayant défendu ou illustré la cause du roman», vient d'être attribué pour l'année 2009 à Dominique Fernandez, auteur ouvertement homosexuel.

Porte-parole de la communauté homosexuelle
Né à Neuilly-sur-Seine en 1929, Dominique Fernandez est le fils du grand critique d'origine mexicaine Ramon Fernandez. En 1974, il révèle son homosexualité à l’occasion de la publication de Porporino ou les mystères de Naples, roman qui lui valut le Prix Médicis en 1975. L'étoile rose, publié en 1978, fait d'ailleurs référence sur le thème de l'homosexualité. En 1999, il prend la défense du pacs et se fait porte-parole de la communauté homosexuelle avec Le loup et le chien.

Se qualifiant de «premier académicien ouvertement gay», il fait figurer Ganymède sur le pommeau de son épée lors de son accession en 2007 au fauteuil 25 de l'Académie française.

Le Jury, présidé par Pierre Bergé (qui est par ailleurs directeur de TÊTU) est composé de trois immortels: Jean Dutourd, Erik Orsenna et Frédéric Vitoux, ainsi que de Sylvie Giono-Durbet, Françoise Chandernagor de l’Académie Goncourt, Jacques Chessex du Prix Medicis, Paule Constant du Prix Fémina, Gilles Lapouge, Claude Mourthé, Pierre Pain, Franco-Maria Ricci, Jean-Pierre Rudin, et Yves Simon. 

Le Grand Prix et le Prix du Jury, d'un montant de 8 000€ chacun, sont offerts par la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent et sont remis aux lauréats à l’Hôtel Lutetia qui est étroitement associé aux prix Jean Giono, le 15 octobre 2009.

Photo: Brigitte Eymann/Académie française. - tetu.com

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Elisabeth Badinter, "Empreintes", vendredi, France 5

Vendredi/ Portait d'une « remueuse d'idées »

Ne manquez pas ce portait de la collection « Empreintes » dédié à une grande philosophe féministe et femmes de lettres française : Elisabeth Badinter. Olivier Peyon dresse un beau portrait de celle qui a toujours lutté pour la cause des femmes et qui se définit elle-même comme quelqu'un qui aime remuer les idées. (Elle publiait en 2008 Je meurs d'amour pour toi, Isabelle de Bourbon-Parme, lettres à l'archiduchesse Marie-Christine, les lettres d'une princesse philosophe du XVIIIe siècle folle amoureuse de sa belle-sœur). Empreintes : Elisabeth Badinter à contre courant (20h35, France 5). (tetu.com)

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Berlin: Les Feminist Porn Film Awards récompensent le porno au féminin

Par Ursula Del Aguila Chef de rubrique Têtue.com  lundi 19 octobre 2009

Samedi 17 octobre, s'est tenu à Berlin, au Hackeches Hof Theater, la première édition du Feminist Porn Film Award européen, qui récompensait les meilleures réalisatrices de films pornos féministes. TÊTUE y était...

                           


Candida Royal, Maria Beatty, Petra Joy et Shine Louise Houston (Photo: UdA/TÊTUE).

Initiées par Laura Meritt, docteure en sexologie et bien connue pour son sex shop Sexclusivitaten, les Feminist Porn Film Award ont récompensé, samedi soir dernier, les oeuvres pornographiques, réalisées par des réalisatrices femmes et qui répondent à un certain nombre de critères tels que la célébration du plaisir féminin, la diversité des corps filmés et des points de vue sur les corps, la production de films où les conditions de travail sont justes, qui prônent le safer sexe, et une stratégie positive pour les femmes dans le marché de la pornographie.

Des récompenses pour les premières réalisatrices à avoir montré de l'érotisme au féminin
Alors qu'aujourd'hui, il semble plus naturel que des réalisatrices passent derrière la caméra (bien que rien ne soit jamais acquis pour les femmes), dans les années 70, c'était encore exceptionnel que des femmes se mettent à faire des films surtout dans le domaine ultra-masculin de la pornographie. Les femmes n'avaient de sexualité que celle que voulaient bien leur laisser ceux qui les mettaient en scène. On parlait beaucoup du «masculine gaze», le regard masculin sur les corps de femmes, et on se demandait ce que les femmes voudraient montrer de leur sexualité, de leur phantasmes et de leurs désirs érotiques. D'autant qu'au début, féminisme et pornographie étaient antinomiques, aujourd'hui, la pornographie faite par des femmes est un terrain particulièrement riche et foisonnant, propice à l'expression du sujet féminin et féministe.

Cette première édition des prix du cinéma porno féministe européen (Feminist Porn Film Award Europe) a voulu d'abord saluer et récompenser des réalisatrices pionnières dans le monde pornographiques, les premières à avoir créé un univers érotique cinématographique où les femmes et les lesbiennes pouvaient se reconnaître, s'exprimer et s'émanciper du regard masculin objectivant.

Candida Royalle, Maria Beatty, Annie Sprinkle et Shine Louise Houston
Candida Royalle actrice, réalisatrice et productrice a reçu une huître en cristal pour ses films dans lesquels elle tourne en dérision et avec légèreté les canons du genre porno créé par les hommes et pour les hommes; elle est suivie aujourd'hui par Petra Joy qui poursuit ce que la première a initié, et a reçu une huître en cristal. Tout comme la performeuse, et adepte du sexe tantrique, Annie Sprinkle.

Les deux autres lauréates qui ont reçu une huître en cristal sont la new-yorkaise Maria Beatty, récompensée pour ses films érotiques qui célèbrent le sexe lesbien comme expérience mentale, à travers le fétichisme et les relations sm et explore plus récemment les pulsions lesbiennes dans un univers punk post-porn, et Shine Louise Houston, jeune réalisatrice remarquée, réalisant des pornos (les Crash Pad Series) pour Blow Fish et Pink and White Production et mettant en scène les sexualités queer et trans. Toutes deux américaines, et représentant deux générations de sexualité lesbienne. Maria Beatty a également reçu le prix du public pour l'ensemble de son oeuvre érotique.

Une première édition des prix du cinéma porno féministe européen qui souligne, comme l'exprime Laura Meritt, «que maintenant que les femmes ont conquis la pornographie, elles peuvent conquérir le monde». On ne saurait mieux dire...

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27 septembre 2009

La Dixième Muse - sept.-oct. 2009

 Le mag’ des filles qui aiment les filles
  Au sommaire du dernier numéro :
En couverture - Interview exclusive de Ilene Chaiken !
Dossier - Devenir amie avec son ex : rêve ou réalité ?
Interviews Yoko Ono , Dita Von Teese L’Etoile du Glamour
Maria Beatty son nouveau film "Bandaged" elle nous entraîne dans une sombre histoire d’amour lesbien torride et effrayante.
Dossier Littérature, Drag King et Troisième sexe
Focus (Les évènements gays et lesbiens de l’été)

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26 septembre 2009

Paul O'Grady, Sarah Waters, Boyzone and Ben Bradshaw all up for Stonewall awards

By Staff Writer, PinkNews.co.uk

The shortlists for the 2009 Stonewall Awards have been announced. The awards ceremony, sponsored by Barclays, will celebrate people who have had a positive impact on the lives of British LGBT people.

Those shortlisted for Entertainer of the Year are comedian Stephen K Amos, actor Russell Tovey, singer Beth Ditto, boy band Boyzone and TV personality Mary Portas.

Independent columnists Janet Street Porter and Johann Hari, Times columnist Joan Bakewell, Phil Reay-Smith of The Times and Diva editor Jane Czyzselska are the nominees for Journalist of the Year.

Writer of the Year nominees include Oscar winner Dustin Lance Black for Milk, Paul O’Grady for At My Mother’s Knee, Booker Prize shortlist nominee Sarah Waters for The Little Stranger, theatre critic turned playwright Nicholas De Jongh for Plague Over England and Geraldine Bedell for The Gulf Between Us.

Nominated politicians include new Speaker John Bercow, secretary of state for culture, media and sport Ben Bradshaw, Labour MP Chris Bryant and Liberal Democrat MP Lynne Featherstone.

Publication of the Year nominees are Financial Times, G3, Metro, People Management and The Times.

Candidates for Sports Award of the Years are Allison Fisher, Michael Hill, HotScots FC, Hope Powell and Kings Cross Steelers RFC.

Finally, those in the running for Broadcast of the Year are Corrective Rape in South Africa (Samira Ahmed – Channel 4 News report), Economy Gastronomy (BBC 2), Find me a Family (Channel 4), FYI Radio (lesbian and gay youth radio station) and Pobol y Cwm (BBC Cymru).

Voting is currently taking place for three other categories by thousands of Stonewall supporters across Britain. Hero of the Year’nominees include poet laureate Carol Ann Duffy, while those in the running for Bigot of the Year include the Phelps Family, whose slogan is 'God Hates Fags'.

Ben Summerskill, Stonewall chief executive, said: "The Stonewall Awards recognise talented people who use their skills to champion lesbian, gay and bisexual equality in Britain. Every year the competition ups a notch – an encouraging sign that lesbian and gay visibility is gaining confidence."

The ceremony will be hosted by Gok Wan and will take place on Thursday November 5th at the V&A in London.

Tickets are £150 + VAT. To book your ticket contact bimla.safka@stonewall.org.uk / 020 7593 1875. 

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SheWired Exclusive: Laurel Holloman Talks Life After the 'The L Word'

by Lesley Goldberg - http://www.shewired.com/

                                                                                       
                 
SheWired Exclusive: Laurel Holloman Talks Life After the 'The L Word'
 
 

When Showtime’s groundbreaking lesbian series The L Word aired its final episode in March, Bette and Tina were on the verge of growing their family and moving to the East Coast. Now that a potential spinoff series has been nixed and a reality series — The Real L Word: Los Angeles — has been greenlighted, SheWired thought it was about time to sit down with one of the most beloved characters on the drama — Laurel Holloman — to talk about reality TV, what her next role is, what she would have happen for Bette and Tina as well as what show she’d most like to appear on next.

SheWired: What do you think about the new L Word reality series Ilene Chaiken is doing with Showtime?

Laurel Holloman: I think it’s great. Any way that they can keep everything going, I think if Ilene comes up with some great ideas to keep it going, honestly I think it’ll be refreshing to see a reality “L Word” instead of the glossed-over, high-heeled makeup one. Because every day I go to work and I hear things like, “All my friends in the community, we never wear shoes like this.” I fought to wear boots the whole first season. What I say is do the reality show and bring it on. I think it’s great the show is there and you have to embrace it by putting it out and hope it opens up doors. And if it opens the door for a reality show then it has served its purpose. It (The L Word) was groundbreaking; it was phenomenal. It was a gift to be on it. I feel really lucky.

SW: Do you miss the show since it wrapped?

LH: Yeah, I miss the girls. But there are a lot of girls that I keep in touch with. I talk to Erin Daniels and Rachel Shelley almost every day, they both just had children — Erin had a little boy and Rachel had a little girl — and I just talked to Jennifer (Beals) a couple weeks ago. It’s just like a family. I saw Kate Moennig a couple weeks ago. I just feel like we’ll all sort of run into each other in some capacity. Because some people are closer than others and we all sort of gravitate toward each other in some way. I’d like to see a movie to be honest. I hope that the reality show goes and I hope that there’s some sort of movie afterward.


SW: What are you working on right now?

LH: I just did an episode of Castle for ABC and I want to guest-spot on what ever is there and what character fits, but it’s hard for a series regular. I really want it to be the right thing. I realize now that you can go with a show and it can literally grow for six years and you want it to be the right thing. I feel like I was given this wonderful gift so I want the next thing I do to be special. But in this economy, it’s a really hard time to try to navigate what to do next. I also have a 5-year-old daughter and an 18-month-old daughter, so I have to figure out how to juggle it.

SW: Jennifer is doing Lie to Me and Kate is doing Three Rivers

LH: I just actually read for a Three Rivers spot, but I didn’t get it. I was excited because I thought, “This would be so cool to be with Kate but in a different scenario.” It was the first time I realized that it’s very possible that all of us can end up in a different situation together and the sad thing is that you get out there and you realize that it’s still a very male-dominated industry and it’s still really frustration. I really take a lot of pleasure in seeing a lot of the directors that we worked with (on The L Word) that are still working. I just ran into Jamie Babbit and I’m really tight with Angela Robinson and Alex (Kondracke) and I actually share a nanny with Angela and Alex. I realize that there will probably be other things for everybody. You have to let The L Word die down a little bit and then slowly navigate what ever comes next. I’ll be really interested in the reality show though.

SW: Ilene had the spinoff — The Farm — with Leisha Hailey at Showtime but they passed on it. Do you know what happened there?

LH: I don’t know a lot about it. I just know there were a lot of talented actresses on it — I think Melissa Leo, who is one of my favorite actresses ever, Laurie Metcalf is really good and Framke Janssen did something and Leisha was always to me the sun that we all revolved around. I just don’t know if it was fully realized and it’s a hard climate to try and sell a spinoff in because there are so many great shows that aren’t going to get picked up at all. I think it was really great that Ilene got that caliber of actresses to come work on her spinoff. I think that was a really good group of actresses.

SW: Did Ilene approach you at all about the spinoff?

LH: Honestly, not me or Jennifer. I think if you were to do a spinoff with Tina, you have to spinoff with Bette. I just don’t think they know what to do with Tina and Bette. That’s the movie! That’s not a TV show, that’s a movie!

SW: If you were going to write the movie of the story of Tina and Bette, what would happen?

LH: Awwww. They have another baby. Or adopt. I’ve adopted a child, so I’m a really big fan of adoption. I’d like to see them do that. There’s this beautiful thing that happened at the end (of the series) where they both were fully realized, where Bette became more relaxed and less controlling and Tina became more assertive and you see this really beautiful balance and you see that you can be in a partnership for a long period of time and still love each other and love the changes. I think they had to have the changes and the forgiveness; there were lots of things for Tina to forgive Bette, and Bette had to forgive Tina for being an asshole, too. That’s growth. That’s love through partnership. When I talk about the show, I really start to miss it.

SW: Now, without The L Word, there’s so little representation of gays and lesbians on TV. Why do you think that is?

LH: Well, part of it is, you get into the thing where you get into the thinking of are we doing this because it’s trendy or are we doing this because it’s representative of what people want to see right now, and I think it’s representative of what people want to see. I think there’s a lot of great television writers out there right now — and I’m going to say this because I’ve worked with a lot of them — and they’re trying to write more great TV, but what the problem is is that there’s so much reality television programming that it’s turning everything into like The Hills. I’m sorry, but it’s not deserving. If there’s an L Word reality show, I feel like there’s an audience for it because we proved that there’s an audience. It doesn’t have to be in my mind a genre show. It has to just be a show about what’s going on in the world right now. I mean my daughter goes to kindergarten right now and her best friend has two moms and her other best friend is African-American. I mean, this is the school my daughter goes to. This is the world we live in right now, so why is it so marginalized right now? That’s what I have trouble with. I don’t want to get too much on a soapbox, but I wonder if the conversation that you and I are having right now — will somebody be having it in 20 years or will it just be like this is what entertainment is, this is what people want to watch; that we get to watch on TV reflections of ourselves.

SW: Would you ever be interested in writing?

LH: I just got an hour lecture on how I should start writing. I have a lot of writers around me, a lot of my friends are writers, my brother is a writer — he’s a novelist — and I still come from an independent film background. I mean, before The L Word that was really the bulk of what I did, so I’d like to think that I’d like to be involved with writing movies. But to be really honest with you, the climate that I see right now, I feel pretty cynical about the ability to get something produced right now. Right now I& rsquo;m just trying to find really good characters on TV so I can pave my way in that area.

SW: If you were going to pick any show on TV to have a regular character on, what show would you pick and why?

LH: I would love to be part of Mad Men. True Blood. I think Alan Ball is really creative. I’m also Southern and I was on Angel (for eight episodes) so I would appreciate the vampire thing. And when you watch it, everybody knows he’s writing about so much more. It’s just a beautiful show. I know Sam Trammell, we were friends in New York doing theater together and I just feel like that’s just a wonderful show. I turned it on and was just like, “Yeah, this is what needs to be out there.” I like the message that it sends. So True Blood. Or In Treatment … I also think Weeds is a great show.

Find more great interviews and other entertainment posts from Lesley here!

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